La Schiacciata incarne la simplicité de la cuisine toscane : une pâte fine étirée à la main, parsemée de romarin et généreusement arrosée d'huile d'olive extra vierge. Sa croûte croustillante et ses petites cavités dorées en font un pain plat immédiatement reconnaissable.
Plus fine et plus croustillante que la focaccia génoise, elle se distingue par sa texture aérienne et son parfum méditerranéen prononcé. Idéale à l'apéritif ou en accompagnement, elle se déguste aussi bien nature qu'agrémentée de charcuterie italienne.
Facile à réaliser malgré son geste caractéristique d'étirage à la main, la schiacciata demande peu d'ingrédients pour un résultat digne d'une boulangerie florentine.
Origine géographique et histoire de la Schiacciata
La Schiacciata est un pain plat toscan dont le nom dérive du verbe italien « schiacciare », signifiant « écraser » ou « aplatir », en référence à sa pâte étirée finement à la main. Originaire de la région de Florence, elle constitue l’une des plus anciennes formes de panification italienne, antérieure même à la focaccia génoise selon certaines sources historiques.
Tradition et variantes
La Schiacciata se distingue de la focaccia par une pâte plus fine et une texture plus croustillante. La variante classique toscane, parsemée de romarin et de gros sel, reste la plus répandue, mais certaines boulangeries y ajoutent des raisins secs pour une version sucrée appelée « schiacciata all’uva », traditionnellement servie lors des vendanges d’automne.
Note culturelle
Symbole du terroir toscan, la Schiacciata accompagne aussi bien les repas familiaux que les grandes tablées festives. Elle incarne la simplicité de la cuisine paysanne italienne, où l’huile d’olive extra vierge et quelques herbes suffisent à sublimer une pâte de base.
Un petit rappel d’hygiène : Avant de manipuler les ingrédients de cette recette, faites un tour sur notre guide des bons réflexes en cuisine.
Activer la levure : Délayez la levure boulangère dans l’eau tiède et laissez reposer 5 minutes jusqu’à formation de petites bulles en surface.
Mélanger la pâte : Dans un grand saladier, versez la farine et le sel, creusez un puits et ajoutez le mélange eau-levure ainsi que la moitié de l’huile d’olive. Mélangez jusqu’à obtenir une pâte souple et légèrement collante.
Pétrir : Pétrissez la pâte 8 minutes sur un plan de travail légèrement fariné, jusqu’à ce qu’elle devienne lisse et élastique.
Première pousse : Formez une boule, placez-la dans un saladier huilé, couvrez d’un linge et laissez lever 1 heure à température ambiante, jusqu’à doublement du volume.
Étaler la pâte : Huilez généreusement une plaque de cuisson. Étalez la pâte directement dessus avec les mains, en l’étirant finement jusqu’aux bords, sans rouleau à pâtisserie.
Marquer la surface : Avec le bout des doigts, creusez de petites cavités régulières sur toute la surface de la pâte, technique caractéristique de la Schiacciata.
Deuxième pousse : Couvrez d’un linge et laissez reposer 20 minutes à température ambiante.
Garnir : Parsemez de romarin effeuillé et de gros sel, puis arrosez du reste d’huile d’olive en veillant à bien remplir les cavités.
Cuire : Préchauffez le four à 220 °C (th. 7-8) et enfournez 18 à 20 minutes, jusqu’à ce que la Schiacciata soit dorée et croustillante sur les bords.
Servir : Laissez tiédir quelques minutes avant de découper en parts et de servir immédiatement, tant que la croûte est encore craquante.
Infos
Préparation : 20 minutes
Cuisson : 19 minutes
Difficulté : facile
Ustensiles : saladier, plaque de cuisson, linge propre, four
Allergènes : gluten
Coût : économique
Calendrier de Saisonnalité
Astuces
Étirez la pâte uniquement avec les mains, jamais au rouleau : c’est ce geste qui donne à la Schiacciata sa texture fine et irrégulière typique.
Ne lésinez pas sur l’huile d’olive au moment de garnir : elle doit remplir les petites cavités pour garantir une croûte dorée et parfumée.
Utilisez une huile d’olive extra vierge de qualité, car son goût imprègne fortement la pâte fine de la Schiacciata.
Pour une version sucrée, remplacez le romarin et le sel par des raisins secs et un peu de sucre, façon schiacciata all’uva des vendanges toscanes.
Vérifiez la cuisson par la couleur des bords : ils doivent être bien dorés et légèrement croustillants, sans que le centre ne devienne sec.
Servez la Schiacciata tiède plutôt que chaude : elle développe davantage ses arômes d’huile d’olive et de romarin en refroidissant légèrement.
Accompagnez-la de charcuterie italienne ou de fromages frais pour un apéritif simple et convivial.
Analyse nutritionnelle
Mise à jour des valeurs nutritionnelles : juillet 2026.
Résumé des contributions principales
Farine : source principale de glucides complexes et de l’énergie totale de la recette
Huile d’olive : principale source de lipides, majoritairement mono-insaturés
Levure boulangère : contribue modestement aux protéines et aux vitamines du groupe B
Romarin : apport minime mais notable en antioxydants et composés aromatiques
Valeurs nutritionnelles estimées par portion (≈ 175 g)
Énergie : 470 kcal — 24% AJR
Protéines : 10 g — 20% AJR
Lipides : 17 g — 24% AJR
Glucides : 68 g — 26% AJR
Fer : 1,4 mg — 10% AJR
Zinc : 0,8 mg — 8% AJR
Calcium : 18 mg — 2% AJR
Zoom nutrition
La Schiacciata tire l’essentiel de son profil énergétique de la farine et de l’huile d’olive, cette dernière apportant des lipides de bonne qualité nutritionnelle. Sa teneur en fer non-héminique, issue de la farine, reste modérée mais contribue à un apport quotidien équilibré.
Ces valeurs sont données à titre indicatif et peuvent varier selon la quantité d’huile d’olive utilisée pour la finition.
Classe déchets : A — estimation ≈ 10 g/portion. Déchets minimes, limités aux tiges de romarin et à l’emballage des ingrédients secs.
Réemploi des restes — 3 idées zéro déchet
Tiges de romarin : séchées et utilisées pour parfumer une huile d’olive maison
Schiacciata rassise : coupée en dés et toastée en croûtons pour salades
Chutes de pâte : réutilisées pour de petits pains individuels lors du façonnage
Zoom durable
La Schiacciata affiche un bilan écologique très favorable : impact énergétique limité grâce à une cuisson courte, impact hydrique modéré porté par l’huile d’olive, et une démarche zéro déchet facilitée par le réemploi du pain rassis.
En résumé : un pain plat toscan simple et sobre en ressources, du champ à l’assiette.
Anecdotes
La Schiacciata tire son nom du verbe italien « schiacciare », qui signifie littéralement « écraser », en référence au geste des mains qui aplatit la pâte sur la plaque.
Certains historiens culinaires toscans considèrent la Schiacciata comme l’ancêtre direct de la focaccia génoise, datant potentiellement de l’époque étrusque.
La variante sucrée, appelée « schiacciata all’uva », est traditionnellement préparée en septembre avec les premiers raisins noirs de la récolte toscane.
Les petites cavités creusées à la main sur la surface ne sont pas décoratives : elles permettent à l’huile d’olive de pénétrer profondément dans la pâte pendant la cuisson.
À Florence, la Schiacciata est traditionnellement vendue au poids dans les boulangeries, découpée directement sur de grandes plaques rectangulaires.
Contrairement à la focaccia génoise, plus épaisse, la Schiacciata toscane est étirée volontairement fine pour obtenir une texture plus croustillante que moelleuse.
Lors des fêtes de la Saint-Laurent en août, certaines communes toscanes organisent encore des concours de préparation de Schiacciata traditionnelle.
Vous avez testé cette recette ?
Un retour très utile pour sélectionner les meilleures recettes du site.
Votre note :
★★★★★
Cliquez sur une étoile pour voter.
Note des lecteurs :
Soyez le premier à donner votre avis !
Votre IP est traitée temporairement à des fins de sécurité (anti-fraude).
La focaccia genovese, pain plat ligure aux fossettes remplies d'huile d'olive et de sel, se prépare en six ingrédients sur une simple plaque : mie ultra-moelleuse, dessous légèrement croustillant — la recette authentique de Gênes à réussir chez soi en moins de trois heures.
La fougasse aux olives, pain sculpté provençal à l'huile d'olive, se façonne à la main en sept ingrédients : croûte dorée et croustillante, mie aérée parsemée d'olives — un pain du sud que l'on rompt plutôt qu'on ne coupe, prêt en moins de deux heures.
Réchauffez vos soirées avec ce velouté de potimarron onctueux, à la texture soyeuse et au léger goût de châtaigne. Un dîner sain et réconfortant, parfait pour sublimer les saveurs authentiques de l'automne en toute simplicité.
Cette soupe de saison, à la fois douce et nutritive, deviendra vite votre incontournable de l'hiver pour un repas léger et gourmand.
Pissaladière express à la poêle : la pizza niçoise mythique prête en 25 minutes chrono au lieu de 2 h 30. Pâte minute sans levée, oignons confits en 10 min, anchois et olives noires. Goût 100 % Vieux-Nice, mais 6× plus rapide que la version traditionnelle !